Travaux
Le SIAV, unique collectivité gemapienne en Corrèze à disposer d’une régie
Maîtrise technique et continuité
- Une meilleure connaissance du terrain
- Une mémoire technique
- Une continuité dans la gestion
Réactivité accrue En cas de crue, embâcle, pollution accidentelle, urgence sur un ouvrage, etc.
- Une intervention rapide sans procédure de marché public
- Une mobilisation immédiate du personnel
Maîtrise des coûts à moyen / long terme
- Moins coûteux que la multiplication des marchés
- Plus stable budgétairement
- Mieux adaptée aux travaux récurrents
Meilleur contrôle de la qualité environnementale
- Fixe ses méthodes et protocoles
- Applique ses orientations
- Adapte ses pratiques en temps réel
Image et légitimité politique
- Renforce la visibilité du syndicat
- Démontre l’engagement local
- Crée de l’emploi territorial
- Favorise le lien avec les élus et riverains
Un rôle écologique essentiel
La ripisylve représente l’ensemble de la végétation située en bord de cours d’eau. C’est une zone primordiale entre milieux terrestres et milieux aquatiques. Elle accueil des nombreuses espèces végétales et animales.
Elle contribue notamment à stabiliser les berges, améliore la qualité de l’eau (filtre les pollutions), apporte de l’ombrage (réduction de la température de l’eau). Elle atténue les inondations et joue un rôle de refuge pour la biodiversité.
Une gestion adaptée aux enjeux fixés par un Plan Pluriannuel de gestion (PPG) et dans le cadre de la GEMAPI
Nous visons à concilier 3 enjeux majeurs :
- La prévention du risque inondation
- Le maintien des usages (tourisme, agricoles, halieutiques…)
- La préservation des sites naturels
En fonction des secteurs, la gestion de la ripisylve sera différente. Dans les zones urbanisées, elle vise à faciliter l’écoulement des eaux, tandis que dans les secteurs plus naturels, l’objectif est de préserver les milieux tout en freinant les écoulements et ainsi limiter les inondations sur les zones urbaines en aval.
La végétation adaptée
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Aulne glutineux
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Saule
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Frêne élevé
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Chêne pédonculé
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Erable
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Noisetier
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Cornouiller mâle
Traitement de la végétation des atterrissements
Le traitement de la végétation des atterrissements (bancs et ilots formés par sédimentation) est un entretien différencié qui vise à trouver un équilibre entre ralentissement de l’écoulement des eaux et une plus grande mobilisation des sédiments jusque-là piégés par la végétation.
On distingue 3 types de travaux de ripisylve
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RESTAURATIONEVB1
sont les travaux d’entretien de la végétation des berges sur les cours d’eau où le SIAV n’est jamais intervenu. Ils consistent à évacuer les chablis et embâcles sur les tronçons de cours d’eau où les agents du SIAV ont observé une potentielle limitation des impacts du risque inondation, une amélioration des activités liées aux milieux aquatiques et un rétablissement la continuité écologique.
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Entretien fréquentEVB2
sont les travaux d’entretien de la végétation des berges sur les portions de cours d’eau qui sont suivis annuellement. Ils permettent d’évacuer les chablis et embâcles qui obstruent le lit mineur afin de sécuriser ces tronçons de cours d’eau (activités, ouvrages d’arts, limiter les érosions de berges…). Plusieurs passages annuels sur les mêmes tronçons de cours d’eau peuvent être réalisés en fonction des aléas climatiques, (inondation, orages, coup de vent, etc.).
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Entretien légerEVB3
sont les travaux d’entretien de la végétation des berges sur les têtes de bassin versant qui sont suivis ponctuellement et en fonction des aléas climatiques. Au cours du programme pluriannuel d’entretien de la végétation des berges, des travaux d’évacuation d’embâcles et de chablis pourront être réalisés s’ils participent à l’atteinte du bon état des cours d’eau sur expertise du SIAV.
Assurer la continuité écologique
Le remplacement des passages busés permet de rétablir la continuité, c’est-à-dire, le franchissabilité piscicole et le transport sédimentaire.
Mise en défens des berges
Cet aménagement est aussi pratique qu’utile. En limitant l’accès au bétail au cours d’eau et donc le piétinement, la clôture prévient de la dégradation des écosystèmes aquatiques (pollutions diffuses, déjections, régénération végétative naturelle, érosion latérale, etc.).
La clôture peut être fixe ou mobile et un abreuvement est installé dans le champs.
Compétences complémentaires
à la GEMAPI
à la GEMAPI
Dans certaines situations comme lors d’aléas climatiques, le SIAV peut intervenir par conventionnement auprès d’autres structures. Par exemple, le SIAV intervient en aide pour le Golf de Brive, la voie verte, les ponts, etc.
Restauration de zones humides
L’objectif est de préserver les zones humides indispensables qui remplissent de multiples fonctions comme la régulation des crues, la purification des eaux et le maintien de la biodiversité riveraine.
Une expertise et une méthode adaptées
LA PLANIFICATION & LA PREPARATION DES TRAVAUX
Pour gérer les cours d’eau, les fréquences d’interventions sont définies en fonctions des enjeux. Les linéaires à traiter sont diagnostiqués à pied par les techniciens du SIAV qui déterminent la charge de travail à réaliser. Les chablis et/ou embâcles sont répertoriés, photographiés, comptés et classés dans un système d’information géographique (SIG).
Cette méthode permet de quantifier, localiser précisément et d’établir des bilans de travaux en fin d’année. Toutes les collectivités concernées sont avisées de notre passage.
La majorité des interventions sont réalisées en régie.
LA NON-INTERVENTION
La non-intervention consiste à ne pas intervenir sur une portion d’un cours d’eau. En effet, certains tronçons sont considérés comme des zones de refuge pour la faune et la flore associés aux milieux aquatiques ; ces zones, situées à distance suffisante des enjeux anthropiques, ne nécessitent donc pas d’intervention programmée ou de surveillance particulière par le syndicat.
LA SURVEILLANCE
La surveillance est une forme de gestion prévue dans la stratégie du syndicat de rivière. Sur ces secteurs plus en amonts des villages et des enjeux, la gestion de la végétation et du bois mort est moins problématique dans la mesure où la rivière agit comme un filtre naturel. Toutefois, quand la quantité de bois semble présenter un danger pour l’aval, il pourra être envisagé des interventions ponctuelles.
Lors d’épisodes exceptionnels comme des tempêtes, une surveillance accrue de certains secteurs est menée par les techniciens de rivière et des interventions d’urgence peuvent être déclenchées rapidement.
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