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La GEMAPI
Le SIAV agit pour préserver les milieux aquatiques, prévenir les inondations et accompagner chaque acteur du bassin versant de la Vézère sur 66 communes.
1 774

km de cours d’eau gérés

66

communes concernées

4

EPCI membres

2018

année de mise en œuvre de la GEMAPI

GEMAPI

La Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations constituent LA compétence majeure exercée par le SIAV.

Créée par la loi MAPTAM du 27 janvier 2014 et modifiée par la loi pour NOTRe du 7 août 2015, la GEMAPI est une compétence obligatoire pour intercommunalités depuis le 1er janvier 2018. 4 missions leur sont confiées (article L.211-7 du Code de l’environnement) :

bassin
Item 1
L’aménagement d’un bassin ou d’une fraction de bassin hydrographique
cours d'eau
Item 2
L’entretien et l’aménagement d’un cours d’eau, canal, lac ou plan d’eau
inondation
Item 5
La défense contre les inondations et contre la mer
zone humide
Item 8
Protection et restauration des zones humides et milieux aquatiques

Comprendre la compétence GEMAPI

L’objectif de la GEMAPI est de préserver, de restaurer le bon fonctionnement des milieux aquatiques, de prévenir et de protéger les enjeux humains contre les impacts des inondations.

Les actions du SIAV

Au SIAV, nous intervenons à toutes les étapes de la GEMAPI : études et diagnostics, accompagnement des collectivités, réalisation de travaux, actions de sensibilisation, ainsi que mise en place d’une gouvernance adaptée. Cette approche globale nous permet d’assurer une gestion cohérente et durable des milieux aquatiques et de la prévention des inondations.

Réglementation GEMAPI TOUS les cours d’eau sont privés sur le territoire du SIAV.

Dans ce cas-là, la loi prévoit que chaque propriétaire possède la berge et le fond du cours d’eau.
– Si les deux rives appartiennent à des propriétaires différents, alors ils se partagent la moitié du cours d’eau.
– Sinon, si les deux rives appartiennent a un même propriétaire alors il a la charge de l’ensemble.
Concrètement, les propriétaires de rives a l’obligation d’entretenir les berges et le lit de la rivière, retirer les obstructions éventuelles, prévenir l’érosion et respecter la continuité écologique. Selon le type de travaux, des déclarations et autorisations peuvent être nécessaires, le propriétaire doit se rapprocher de la DDT.

  • Protection des berges

    Mise en défens des berges

  • Suivi débit et thermie

    des cours d’eau

  • Concertation

    avec les acteurs de l’eau

  • Accompagnement

    des collectivités


Suivi d’etiage

Stats SIAV
0
stations suivies
0
année de début du SIAV

Le suivi d’étiage permet de surveiller les niveaux d’eau, la température de l’eau et l’évolution des débits en période sensible.

Comprendre l’étiage

L’étiage correspond à la période de l’année où les cours d’eau présentent leur niveau le plus bas. Il survient généralement en été, lorsque les précipitations sont faibles et que l’évaporation est plus importante.
Durant cette période, les débits diminuent et la ressource en eau devient plus fragile, ce qui peut avoir des impacts sur les milieux aquatiques, la biodiversité et les usages de l’eau.
Le suivi de l’étiage permet d’anticiper les situations de tension sur la ressource et d’adapter, si nécessaire, les mesures de gestion de l’eau sur le territoire.

Méthode et aide à la décision

15 d’eau sur le territoire du syndicat ont été choisis en fonction des connaissances terrain acquises durant plusieurs années par les agents du SIAV.
La méthode consiste à effectuer un suivi hebdomadaire sur chaque station pour relever les températures de l’eau et mesurer le débit instantané. Ces données sont ensuite transmises, par le biais d’EPIDOR. au Comité Ressource en Eau Départemental (CReD) auquel le SIAV participe.

Suivi par année sécheresse

Projets

Au titre de la compétence GEMAPI, le syndicat porte et met en œuvre des projets sur l’ensemble de ses 66 communes membres.Aussi, les actions s’inscrivent dans une vision globale du bassin versant, menée en Entente avec les autres EPCI, pour préserver les milieux aquatiques, réduire les risques et renforcer la résilience du territoire face aux enjeux.

Projets en cours

Aire Terrestre Educative – éco-délégués du collège d’Allassac

Escape game – Fédération de Pêche 19/SIAV

Restauration de mares à Chartrier-Ferrière

Entente Vézère amont/Corrèze et PPGC

EDUC’EAU – Outils pédagogiques

Etude – Renaturation des berges de la Corrèze

Types de projets
  • Études et accompagnement du territoire Les études constituent une base essentielle des actions menées par le SIAV. Elles permettent de mieux comprendre le fonctionnement des milieux aquatiques, d’identifier les secteurs prioritaires et de définir des stratégies d’intervention adaptées à l’échelle du bassin versant. Le syndicat accompagne également les collectivités dans la mise en œuvre de leurs projets, afin d’assurer une cohérence globale des actions sur le territoire.
  • Actions pédagogiques et de sensibilisations Le SIAV mène des actions de sensibilisation auprès des scolaires, des élus et du grand public afin de mieux faire connaître les milieux aquatiques et les enjeux liés à la GEMAPI. Ces actions prennent la forme d’interventions en milieu scolaire, d’outils pédagogiques ou encore de projets collaboratifs avec les acteurs locaux. Elles contribuent à développer une culture commune de l’eau et à renforcer l’implication des citoyens.
  • Actions opérationnelles et chantiers. Le SIAV met en œuvre des actions concrètes sur le terrain afin d’améliorer le fonctionnement des milieux aquatiques et de réduire les risques liés aux inondations. Ces interventions concernent notamment la restauration des cours d’eau, l’entretien de la végétation riveraine, la gestion des ouvrages hydrauliques et la continuité écologique. Ces travaux sont réalisés de manière ciblée, en fonction des diagnostics et des enjeux identifiés à l’échelle du bassin versant. Ils permettent de préserver les fonctionnalités naturelles des rivières tout en renforçant la résilience du territoire face aux aléas hydrologiques.

Travaux

Le syndicat est l’unique collectivité gemapienne en Corrèze à disposer d’une régie, un atout pour :

Maîtrise et continuité

Voir
  • Connaissance du terrain
  • Mémoire technique
  • Continuité de gestion

Réactivité

Voir
  • Intervention rapide
  • Mobilisation immédiate

Coûts maîtrisés

Voir
  • Moins de marchés
  • Budget stable
  • Travaux récurrents

Qualité environnementale

Voir
  • Méthodes maîtrisées
  • Adaptation terrain
  • Objectifs écologiques
    Travaux gestion de la ripisylve

    On distingue 3 types de travaux de ripisylve

    • RESTAURATION
      EVB1

      les travaux d’entretien de la végétation des berges sur les cours d’eau où le SIAV n’est jamais intervenu. Ils consistent à évacuer les chablis et embâcles sur les tronçons de cours d’eau où les agents du SIAV ont observé une potentielle limitation des impacts du risque inondation, une amélioration des activités liées aux milieux aquatiques et un rétablissement de la continuité écologique.

    • Entretien fréquent
      EVB2

      les travaux d’entretien de la végétation des berges sur les portions de cours d’eau suivies annuellement. Ils permettent d’évacuer les chablis et embâcles qui obstruent le lit mineur afin de sécuriser ces tronçons (ouvrages, érosions, activités…). Plusieurs passages peuvent être réalisés selon les aléas climatiques.

    • Entretien léger
      EVB3

      les travaux d’entretien de la végétation des berges sur les têtes de bassin versant suivis ponctuellement. Des travaux d’évacuation d’embâcles et de chablis peuvent être réalisés s’ils participent à l’atteinte du bon état des cours d’eau.

    • Aulne glutineux
    • Saule
    • Frêne élevé
    • Chêne pédonculé
    • Érable
    • Noisetier
    • Cornouiller mâle

    Un rôle écologique essentiel 

    La ripisylve représente l’ensemble de la végétation située en bord de cours d’eau. C’est une zone primordiale entre milieux terrestres et milieux aquatiques. Elle accueille de nombreuses espèces végétales et animales.

    Elle contribue notamment à stabiliser les berges, améliore la qualité de l’eau (filtre les pollutions), apporte de l’ombrage (réduction de la température de l’eau). Elle atténue les inondations et joue un rôle de refuge pour la biodiversité.

    Une gestion adaptée aux enjeux fixés par un Plan Pluriannuel de gestion (PPG) et dans le cadre de la GEMAPI

    Nous visons à concilier 3 enjeux majeurs :

    • La prévention du risque inondation
    • Le maintien des usages (tourisme, agricoles, halieutiques…)
    • La préservation des sites naturels

    En fonction des secteurs, la gestion de la ripisylve sera différente. Dans les zones urbanisées, elle vise à faciliter l’écoulement des eaux, tandis que dans les secteurs plus naturels, l’objectif est de préserver les milieux tout en freinant les écoulements et ainsi limiter les inondations sur les zones urbaines en aval.

    Assurer la continuité écologique

    Le remplacement des passages busés permet de rétablir la continuité, c’est-à-dire la franchissabilité piscicole et le transport sédimentaire.

    Traitement de la végétation des atterrissements

    Le traitement de la végétation des atterrissements (bancs et îlots formés par sédimentation) est un entretien différencié qui vise à trouver un équilibre entre ralentissement de l’écoulement des eaux et une plus grande mobilisation des sédiments jusque-là piégés par la végétation.

    Mise en défens des berges

    Cet aménagement est aussi pratique qu’utile. En limitant l’accès du bétail au cours d’eau et donc le piétinement, la clôture prévient la dégradation des écosystèmes aquatiques (pollutions diffuses, déjections, régénération végétative naturelle, érosion latérale, etc.).

    La clôture peut être fixe ou mobile et un abreuvement est installé dans le champ.

    Restauration de zones humides

    L’objectif est de préserver les zones humides indispensables qui remplissent de multiples fonctions comme la régulation des crues, la purification des eaux et le maintien de la biodiversité riveraine.

    LA PLANIFICATION & LA PREPARATION DES TRAVAUX

    Pour gérer les cours d’eau, les fréquences d’interventions sont définies en fonction des enjeux. Les linéaires à traiter sont diagnostiqués à pied par les techniciens du SIAV qui déterminent la charge de travail à réaliser. Les chablis et/ou embâcles sont répertoriés, photographiés, comptés et classés dans un système d’information géographique (SIG).

    Cette méthode permet de quantifier, localiser précisément et d’établir des bilans de travaux en fin d’année. Toutes les collectivités concernées sont avisées de notre passage.

    La majorité des interventions sont réalisées en régie.

    LA NON-INTERVENTION

    La non-intervention consiste à ne pas intervenir sur une portion d’un cours d’eau. En effet, certains tronçons sont considérés comme des zones de refuge pour la faune et la flore associés aux milieux aquatiques ; ces zones, situées à distance suffisante des enjeux anthropiques, ne nécessitent donc pas d’intervention programmée ou de surveillance particulière par le syndicat.

    LA SURVEILLANCE

    La surveillance est une forme de gestion prévue dans la stratégie du syndicat de rivière. Sur ces secteurs plus en amont des villages et des enjeux, la gestion de la végétation et du bois mort est moins problématique dans la mesure où la rivière agit comme un filtre naturel. Toutefois, quand la quantité de bois semble présenter un danger pour l’aval, il pourra être envisagé des interventions ponctuelles.

    Lors d’épisodes exceptionnels comme des tempêtes, une surveillance accrue de certains secteurs est menée par les techniciens de rivière et des interventions d’urgence peuvent être déclenchées rapidement.


    Inondation

    Le SIAV intervient sur la prévention des inondations à l’échelle du bassin versant de la Vézère. Les actions combinent études, travaux, entretien des cours d’eau et sensibilisation.

    Comprendre le risque inondation
    Photos d’archives de la crue de 1960

    Premier risque naturel en France 

    En France, le risque d’inondation est le premier risque naturel par l’importance des dommages qu’il provoque, le nombre de communes concernées, l’étendue des zones inondables et les populations résidant dans ces zones (17,1 millions de personnes).
    Le département de la Corrèze n’est pas épargné par l’existence du risque inondation. Les habitants se souviennent des crues violentes et historiques  de la rivière Corrèze de 1960 et de celle de 2001. Il constitue d’ailleurs l’un des 2 risques naturels majeurs présents sur le département, avec le risque de mouvements de terrain.

    Centre historique de Brive
    Territoire Risque Inondation

    Territoire à risques importants d’inondation

    Les nombreuses communes touchées par ce risque forment un TRI (territoire à risques importants d’inondation), c’est-à-dire une zone constituée de communes entières, où les enjeux humains, sociaux et économiques potentiellement exposés aux inondations sont les plus importants. Ces zones inondables sont déterminées soit en fonction d’un historique d’inondation passé, soit en fonction de calculs.

    En Corrèze

    53 communes sont couvertes par un PPRI 

    près de 11 000 en France
    Document de planification

    Outils de la prévention du risque


    Dans ce contexte de forte exposition du département de la Corrèze au risque inondation, le Plan Prévention Risque Inondation devient alors un outil réglementaire majeur, élaboré par l’État en concertation avec les différentes parties prenantes du territoire concerné (collectivités, particuliers, associations…), permettant de prévenir les risques d’inondations. Il a été institué par la loi du 2 février 1995, dite loi Barnier, et par son décret d’application du 5 octobre 1995.

    La procédure d’élaboration des PPR est définie par les articles L562-1 et suivants du Code de l’Environnement. Lorsqu’il est approuvé par un arrêté préfectoral, il s’impose alors à tout projet et à toute personne publique ou privée. Il est annexé au plan local d’urbanisme (PLU) de la commune.

    Mesures de préventions


    Ainsi, grâce à la connaissance des aléas, de leur fréquence et de leur intensité, des enjeux qui permettent d’évaluer la population et les biens soumis à l’aléa, il délimite des zones pour les-quelles il définit ou prescrit, les mesures de protection (par exemple le maintien en espace naturel d’une zone d’expansion de crue), de prévention et de sauvegarde afin d’assurer la sécurité des personnes, faciliter l’organisation des secours et limiter les dommages aux biens. Il réglemente également l’urbanisation et l’aménagement des zones inondables.

    Vigicrues

    VIGICRUES


    Un outil pour suivre la vigilance des crue et anticiper les risques d’inondation : alertes, niveaux de crue et bons réflexes pour se protéger.

    Retrouvez les stations